Akabé

19.00

TYPE : Nouvelle de 60 pages
FORMAT : PDF

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Description

Akabé

Nouvelle de 60 pages aux formats PDF

La terre est devenue invivable depuis le vingt et unième siècle. Au fil des années les terriens l’ont désertée pour des planètes vierges que de nouveaux modes de propulsion permettent d’atteindre, en quelques décennies de voyage interstellaire. Mais l’un des vaisseau se perd dans l’espace et se retrouve contraint à se poser sur une planète inconnue. Les dernières estimations, faites avant que le vaisseau ne tombe brutalement, suite à une panne, indiquent la planète comme déserte. Mais les terriens ne sont pas au bout de leurs surprises…

Extrait

Depuis qu’ils avaient échoué sur cette planète quelques semaines auparavant, c’était la première fois que le lieutenant Macock pouvait s’aventurer aussi loin, grâce au premier motair qui avait été réparé. La santé des rescapés n’était pas florissante, les rations de survie étaient maintenant pratiquement épuisées. Après le choc de l’atterrissage et l’incendie qui avait suivi, toute une partie du vaisseau consacrée à l’alimentation avait été en grande partie détruite. Les environs immédiats, soit un cercle de dix kilomètres autour d’eux où une partie des hommes s’étaient aventurés à pied, ne recelaient aucune vie animale, autre qu’une sorte de souris, dont la chair contenait une toxine dangereuse à l’homme. Il était d’ailleurs très étonnant de n’avoir découvert que cette seule espèce animale. Alors il n’était pas question de rater cette proie providentielle, deux fois plus grosse qu’un éléphant d’Afrique. L’évocation de cet animal mythique, depuis longtemps disparu de la surface de la Terre lui arracha une grimace de désolation.

Macock atterrit et prépara son arme. Il ne se pressait pas non plus. Il était impossible de rater une bête aux flancs aussi vastes. Il prit le temps de regarder autour de lui, heureux de se retrouver seul dans cette nature inconnue, loin des angoisses, loin des gens qui comptaient sur lui, posant sur ses épaules un fardeau dont il se serait bien passé. Avant de s’allonger sur le talus herbeux pour achever la bête qui courait toujours droit devant elle, il s’accorda quelques secondes et regarda le ciel. Il admira sans réserve le système binaire qui inondait de ses rayons cette  planète étrange. Grâce à ses lunettes, il pouvait regarder sans crainte les deux étoiles dont l’une absorbait tranquillement la matière de l’autre. De longs jets de gaz les reliaient comme un cordon ombilical. C’était un spectacle fabuleux dont il ne se lassait pas. Cependant, son commandant s’interrogeait sur la viabilité de cette terre soumise à un effet gravitationnel perturbé par les deux astres. Les scientifiques rescapés planchaient encore, avec les calculateurs restants, sur la trajectoire de la planète autour de ces deux étoiles. Le problème étant que l’une perdait de la masse alors que l’autre en gagnait. Macock se rassurait en se disant qu’il faudrait des millions d’années avant que les deux astres ne fusionnent.

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